Formation Sauvegarde : module 5 : Les risques anoxie au CSG

À la fin de ce module, vous serez capable d'identifier le risque anoxie et de vous protéger efficacement.


Mise en situation 

Lors de votre intervention sur le site du CSG, vous passez devant une porte où ce pictogramme est affiché. Quel risque est présenté ?

Découvrons ensemble ce risque, les mesures de protection applicables ainsi que les bonnes pratiques à adopter.


1. Définition 


L'anoxie est un risque important pour la santé et la sécurité des salarié(e)s.

En règle générale, ce risque anoxie est lié à une atmosphère déficiente en oxygène à la présence de gaz ou de vapeurs toxiques ou encor à une explosion ou à un incendie.

Notez que le risque d'anoxie, en présence de gaz neutre, n'est pas détectable sans un équipement de détection approprié.

17% seuil de danger


Produits et utilisation 

Sur nos installations, le risque d'anoxie existe dans de nombreux bâtiments opérationnels de la base et dans tous les locaux stockant des "gaz neutres" de type azote, hélium, dioxyde de carbone, xénon.

Ces gaz sont utilisés dans le cadre opérationnel aussi bien pour pressuriser, inerter, comprimer que dans la prévention ou la maîtrise des incendies.

En cas de fuite dans un local fermé, ces gaz provoquent un risque d'anoxie.

En effet, ceux-ci sont inodores, incolores et invisibles pour l'opérateur se trouvant en sa présence et les conséquences sur l'organisme peuvent être irréversibles voire dramatiques.

Pour rappel, les locaux identifiés comme présentant un risque d'anoxie sont marqués du pictogramme présenté à l'écran.


Espaces confinés 


Outre le risque lié aux produits, le risque d'anoxie est également présent dans les espaces confinés.

Un espace confiné est un volume totalement ou partiellement fermé (bâtiment, ouvrage, équipement, installation…) qui n'a pas été conçu et construit pour être occupé de façon permanente par des personnes, ni destiné à l'être, mais qui, à l'occasion, peut être occupé temporairement pour y effectuer des opérations d'entretien, de maintenance, de nettoyage, ponctuelles et plus ou moins fréquentes ou des opérations non programmées à la suite d'évènements exceptionnels.

Il peut s'agir par exemple d'une intervention dans un fond lanceur, dans une fosse ou une galerie souterraine.

Cet espace confiné présente des risques pour la santé et la sécurité des personnes qui y pénètrent en raison de : 

la conception ou l'emplacement de l'ouvrage, 

L'insuffisance de ventilation naturelle, 

les matières, substances ou fluides qu'il contient ou qui y sont utilisés, 

les équipements qui y sont mis en œuvre, 

ou encor de la nature des travaux qui y sont exécutés.


2. Les mesures de protection


Tout d'abord avant de pénétrer dans un espace confiné, un responsable et un surveillant extérieur doivent être désignés afin d'assurer la bonne coordination des travaux dans l'espace et le temps.

En effet, il est nécessaire de tenir compte du fait que les intervenants peuvent ne pas être en contact visuel avec l'extérieur.

Un plan de prévention des risques doit être établi tenant compte par exemple de l'appauvrissement en oxygène, de la présence de gaz nocifs, d'atmosphère explosive, etc. dans cet espace confiné.

De plus, il est nécessaire que : 

des procédures spécifiques d'intervention en espaces confinés soient mises au point, 

des instructions adaptées soient arrêtées et explicitées aux intervenants, 

des installations ou des équipements dangereux soient consignés, 

une aération ou une ventilation renforcée soit mise en place.


Protéger du risque anoxie 


D'autre part, le personnel intervenant dans les espaces confinés doit disposer de détecteurs de gaz avec alarme, fiables, régulièrement étalonnés et contrôlés ainsi que de moyens de protections adaptés comme des masques auto-sauveteurs, des appareils respiratoires isolants autonomes à circuit ouvert, etc.

Avant l'opération, il est nécessaire de s'assurer du bon fonctionnement de tous les équipements de protection ou de contrôle.

Les intervenants doivent être formés et avoir une autorisation de travail en espaces confinés ainsi qu'un permis permettant l'accès.

Ils doivent être informés de tous les dangers inhérents aux installations et aux matières, ainsi qu'à la configuration particulière des lieux.

De plus, les mesures à prendre en cas d'incident ou d'accident doivent être arrêtées et communiquées aux intervenants.

Enfin, le rôle de l'encadrement est essentiel pour limiter les risques lors d'interventions dans un espace confiné.

Celui-ci doit être impliqué dans l'ensemble des opérations : de la préparation de l'intervention jusqu'à son achèvement, déconsignation et remise en service des installations comprises.


Risques et prévention 


En synthèse, notez que tous les locaux à risques d'anoxie sont identifiés et surveillés en permanence par des détecteurs fixes.

Les équipements de protection individuelle (EPI) ont pour but de protéger l'opérateur contre l'anoxie, par le biais d'appareils respiratoires isolants, de détecteurs d'oxygènes avec alarme, des harnais d'évacuation, etc.

En complètement, lorsqu'on se rend sur une zone à risque, il est nécessaire de se munir d'un détecteur portable appelé oxygénomètre.


3. Réagir en cas d'incident


Alerte évacuation 


En cas de déclenchement de l'alarme de l'oxygénomètre ou d'opération dans un lieu confiné et difficile d'accès, ventilez la zone d'intervention, surveillez la teneur en oxygène de cette zone, assurez la surveillance extérieure des opérateurs et mettez à disposition des personnels des masques à air respirables. 

Notez que les détecteurs en place vont déclencher une alarme qui sera transmise au pompier et à la sauvegarde pour une intervention rapide.

Soyez prêt à agir : évacuez immédiatement la zone par les issues de secours, empruntez les escaliers extérieurs et surtout n'utilisez pas les ascenseurs pour évacuer.

Une fois sortie de la zone de danger, vous devez vous regrouper auprès de la sauvegarde.

Ainsi vous pourriez les informer de votre évacuation et permettre de faire le point sur le nombre de personnes restantes dans la zone à risque.

Pour rappel, en cas de risque d'anoxie, l'alarme consiste en un signal visuel avec une lumière d'évacuation.


4. Conclusion 


Pour conclure ce module, rappelons que le risque d'anoxie est lié à une atmosphère déficiente en oxygène, ou à la présence de gaz ou de vapeurs toxiques pouvant engendrer des conséquences irréversibles voire dramatiques sur l'organisme.

Pour se protéger face à ce risque et en présence de ce pictogramme, il est nécessaire de se munir d'un oxygénomètre.

En cas d'accident, il faut être prêt à réagir rapidement.

Rappelez-vous que la sécurité est l'affaire de tous ! 













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